Curiosité électronique

(atelier Licence 3, Arts Plastiques)
Cassandre Gaërel
Feuilles noires de papier, boites de pétries, résine, composants électroniques, anciennes cartes électroniques redevenues vierges.

 

Qu’est-ce qu’une curiosité électronique ?

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Être curieux, c’est peut-être avoir l’envie de découvrir le monde et ce qu’il peut cacher.
Une curiosité électronique c’est découvrir le monde mais à un niveau microscopique.
Comme une carte géographique constituée de routes, chemins et passages que l’on veut entièrement découvrir.

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Cette façade composée d’une multitude de complexité et de détails microscopiques qui nous échappent.
Percevoir ces détails, c’est avoir un autre regard sur les choses que nous entourons, piger de quelle sorte la vie se fabrique.
Cette zone comme un second monde encré dans le premier, ce dernier, tout autant constitué d’une terre et de chacun de ses détails, et également d’éléments très divers, les uns et les autres.

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Ses particularités, ses irrégularités et ses qualités. Sa couleur, sa forme, sa position, ressemblant à une minuscule petite bestiole qui se balade, restant à sa place et totalement déterminée. Seule, son unité est intrigante, et ensemble, elles constituent un tout captivant. Les observer, c’est nous questionner sur le monde, sur ce qui nous entoure, sur ce que l’on est et sur ce que l’on peut ressentir. Ici, ces microscopiques électro-robotoïdes et ces cartes magnétiques entremêlées et rythmées de lignes et de routes nous échappent. Pourtant, après cette conscience de leurs existences et cette observation, ce sont ces petites bêtes accrochées, suspendues et figées sur ces chemins électroniques qui nous offrent d’échapper à notre propre territoire.
Une curiosité électronique n’est donc qu’une infime construction qui nous laisse en suspend et permet à la poétique de l’oeil de concevoir à sa façon.

 

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